Depuis ce lundi un mouvement de grève de la faim a commencé parmi les hommes détenus au centre fermé pour étrangers de Vottem.
Ils dénoncent leur enfermement et une promiscuité dangereuse face à l’épidémie de coronavirus. En cette période difficile, ils souffrent aussi de ne pouvoir être auprès de leurs proches, de leurs familles dont beaucoup vivent en Belgique. Les visites sont dorénavant interdites.
Quelques-uns ont été libérés, au compte-gouttes, depuis la fin de la semaine passée, par exemple parmi ceux qui avaient de très gros problèmes de santé, ou parmi ceux qui auraient dû repartir vers l’Italie. Tous ceux qui restent ne comprennent pas, et ont entamé ce mouvement de grève de la faim pour obtenir leur libération.
La situation est très tendue ; certains sont désespérés, en témoignent une tentative d’évasion samedi, deux tentatives de suicide ces derniers jours.
Ils nous ont demandé de faire ce communiqué car ils se sentent oubliés et ne peuvent se faire entendre.

Nous rappelons nos revendications : arrêt des expulsions et suppression des centres fermés qui sont des prisons pour enfermer ceux qui n’ont pas « le bon papier » ; nous refusons que l’on renvoie vers l’insécurité qu’ils ont fuie ceux qui ont cherché un accueil ici et réclamons une politique d’asile et d’immigration qui respecte les Droits Humains !

En ces temps très durs pour toute la population qui réside en Europe, nous ne voudrions pas que l’on occulte la réalité d’une Europe Forteresse qui bafoue les droits les plus élémentaires, en particulier pour le moment à la frontière grecque, ainsi que dans les camps des îles grecques où des dizaines de milliers de personnes migrantes vivent dans des conditions, en-deçà de l’imaginable, de non-hygiène, de malnutrition et de surpopulation. Elles sont toutes en danger face à la pandémie …

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